Lettre à Cupidon,

Lettre à Cupidon,

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Cher Cupidon, 

Je t’écris cette lettre trempée dans ma frustration,
Peinée de ne savoir jusqu’à quand retiendras-tu mon coeur en prison. 
Jusqu’à quand penses-tu pouvoir exercer sur moi ton poison ? 
Il coule dans mes veines, d’un groupe sanguin receveur de peine.

Tu me martyrises d’émotions, me tortures de sensations,
Trouble mes réflexions et endort ma raison.
À ta guise, et pour le plaisir des variations humaines de dépression,
Tu ne cesses de nous lier pour nous détruire, 
Nous calomnier pour te divertir. 

De ta flèche perçante, aiguisée à ta façon,
D’une trajectoire sans fentes, elle ne faillira pas à sa mission. 
Tu nous offres en avant-première l’enfer sur Terre,
Tu nous susurre des promesses d’un avenir amer. 

De nos draps enivrés de l’odeur de la malchance, 
De nos bouquets de fleurs parfumés par l’absence,
Tu t’immisces et crée le précipice,
Dans lequel on voudra sauter à cours de sacrifices.

T’ai-je demander d’intervenir ? Ai-je mentionner une envie de ressentir ? 
Il est vrai que grâce à toi j’ai pu créer « Le jour où je vais finalement partir » mais depuis tout va de mal en pire.
J’ai écris pour avertir, écris pour retenir, aujourd’hui je t’écris pour en finir.

Oh Cupidon, pardonne moi mes offenses et délivre moi du mâle, 
Ainsi que du mal d’aimer qui ronge au point d’aimer d’avoir mal.
Du pain de ta tentation, à mon incontrôlable coeur en érection,
Le fervent bourreau que je suis, te demande pardon.

N’es-tu pas fatigué de me voir éparpiller mes tristesses dans des pièces de poème ? 
Dans ton système où seul l’amour ravageur règne, ne veux-tu pas m’accorder l’aubaine de changer de théorème ? 
Jusqu’à quand m’obligeras-tu à écrire des larmes, 
Clamant à qui veux bien l’entendre, le désir de tourner la page ?

On vit et on meurt, entre les lignes certains ont le courage d’affronter tes flèches de terreur. 
Oh Cupidon tu m’en as vraiment fait voir de toutes les colères, 
Je trinque pourtant à mes coups de foudres d’écolières, 
De la pureté de leur innocence à la limpidité de leur passion éphémère.

Merci de m’avoir montré ce que le bonheur n’est pas, 
Et l’amour que visiblement toi-même ne connaît pas. 
Et alors que mon coeur périclite, je réalise qu’il me sera difficile de te prendre la fuite.

Je trinque alors à la vie et aux tords, à la douleur encore,  
Jusqu’à ce que l’amort emporte nos corps. 

Signé,

Un coeur transpercé trop fort.

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Cet article a 3 commentaires

  1. @Priscalamba

    C’est vraiment touchant. J’adore bcp lire tes textes. Ça me soulage toujours d’une manière continue ce beau travail ❤️ Je t’apprécie bcp

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