Saisons sentimentales

Saisons sentimentales

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Quelle saison fait-il dans ton cœur aujourd’hui ? 
À quelle fréquence admires-tu la gaieté d’un soleil sans nuage,
D’un horizon merveilleux, du jaune et du bleu d’une magnifique plage ? 

Quelle saison fait-il dans ton cœur ? 
À te voir, il y pleut à en faire fuir les fleurs, à inonder le meilleur. 
Les nuages ont encore fait des siennes.
Leur reproches-tu de toujours survenir à l’heure où tes récoltes se font quotidiennes ?
Quel gâchis, de moissonner, de retrouver de quoi s’alimenter pour au final tout voir balayer d’un coup de vent. 
Torrents subtils emportés par des marrées stupides. 
À quelle intensité devra être le grondement des éclairs pour que tu te décides enfin à changer d’itinéraire ? 

Quelle saison fait-il dans ton cœur ? 
Est-ce la saison sèche ? 
Te voilà à présent sans aucun pleurs. 
Stock épuisé, fatigué d’être sollicité. 
Regard vide et absent, pensées livides sans aucun changement. 
As-tu peur que les floraisons de ton cœur viennent à pourrir ?
Ne serait-ce pas de simple sentiments à foisons qui les empêcherait de mourir ? 

Néanmoins, le soleil tape sur tes sécheresses,
L’horizon t’offre une grande vue sur tes prochaines richesses. 
Accroche toi à ta pioche,
N’aies plus peur que tes lèvres s’écorchent et que tes yeux se consolent. 
Quelques larmes sont ce que réclament ton pauvre sol. 

J’espère que l’harmattan ne passera pas cette année.
Ton cœur pourra bien s’en passer. 
Des fausses promesses de pluies accompagnées par des brumes de l’esprit. 
Un temps sec mais humide,
Tu en tomberas malade de ne plus savoir si tu es lucide. 

Les yeux agressés par la réalité de la poussière,
Ce temps ne t’aime pas et te le montre d’une manière grossière. 
Ne lâche pas la poutre de ton espoir,
Car au simple relâchement tu seras emporté par le vent, 
Éloigné de ton propre territoire. 

Reste chez toi, il n’est pas le temps à moissonner.
Prends soin de toi, les récoltes de ton cœur te veulent en bonne santé. 
Évite le rhume de la dépression et l’angine de la déraison.
Une fois attrapés, ces deux-là ont du mal à se faire extirpés. 

Mais si par malchance et inadvertance,
Tu te retrouves engouffré dans le brouillard d’une de ces deux attaques,
Je prie pour que le souvenir d’un soleil radieux te rattrape.
Qu’un ciel bleu et rayonnant, qu’un vent capricieux mais caressant t’emmènent en balade. 

Afin que le temps d’une saison, tu ne sois plus malade. 

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