Lettre d’une Princesse,

Lettre d’une Princesse,

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Il était plusieurs fois où…

J’ai sali mon sens propre dans mes jupes de soirées,
Et j’ai trébuché dans des champs lexicaux d’été. 
J’ai noyé mes larmes dans un piano rempli d’do
En farfouillant dans mes méninges pour y faire le ménage. 

J’ai détruit mes cris dans mes crises,
Aspiré mon silence dans l’écho des mots
À la station téméraire des salauds. 
J’ai agrippé mon souffle à la césure du chaos
Pour croire à la transformation du crapaud. 

J’ai pardonné l’impardonnable, pour être détruite par l’incassable. 

Je raconte sans honte l’écrasement d’un conte de fée pas très digne des chutes de Disney. 
J’extirpe de mes tripes les fibres des espoirs accrochés et des souvenirs pelés. 
Dans l’émerveillement du banal, j’ai tenté de réveiller, sans l’aide de baisers, mon mental sur l’escale inévitable du mal. 
J’ai voulu préparer mon cœur à l’arrêt immanquable de l’hôpital pour malade sentimental,
Tentant de lui inculquer que la prévision allégera la guérison. 
Une fois rétablis de la douleur de la maladie nous allions être naturellement expulsés de l’utopie dans laquelle on s’était enfouis. 

Sans aucun sens, je dirige les altercations de mes pensées pour les échouer sur ce clavier condamné à ne suivre la beauté de mon doigté,
Pour régner le temps d’une soirée sur les dérives de mes blessures romancées. 

Au douzième coup de minuit, j’écris sans thème,
Les rengaines d’une âme en peine.
Mais dans le dilemme poétique de vers sadiques,
J’en oublie l’inconsistance des strophes pudiques. 

Je ne nourris que mes textes des zestes de sentiments que je déteste à l’aide d’histoires sans sexe, mais sans aucun complexe, dont seule moi connaît le contexte. 

Mais dans l’absence mûrissante du monstre qu’est ta personne,
Tout comme mes rimes je deviens auto-suffisante. 

Les crépitements de tes pas, libéreront les pétales d’or qui changeront la fatalité d’un destin impur afin de guérir mes blessures.
Elles répandront leurs magies en inversant le temps et me rendront tout ce que tu m’as pris. 

Avec un tapis survolant tes mensonges, ta lâcheté saura gribouiller les brouillons de mes écrits habitués,
De mes sentiments asphyxiés par l’air du temps, à l’heure où l’amour en devient dégoûtant. 

Aujourd’hui, je me tais pour exprimer un bruyant silence niché dans la trahison des anciennes présences,
Mais démasqué dans la profondeur d’un cœur sans chance. 

J’ai dessiné sept petits poèmes dans le blanc de la neige pour t’engloutir dans ton propre piège. 

J’ai déterminé l’indéterminable dans la mort des chiens de mes fables
En laissant la place aux princesses sans titre royal,
Qui ne souffriront plus de destruction et d’acharnement sentimental. 

Jusqu’à ce que le roi lambda comprenne que la princesse Rebelle saura se sauver elle-même. 

Signé, 

Une princesse pas très Disney qui a tout de même saupoudré quelques reflets de celles-ci dans ce court récit. 

PS: elle n’eût pas beaucoup d’enfants et n’attendît pas la fin des temps pour connaitre le bonheur cité dans le roman. 

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