Balade amoureuse

Balade amoureuse

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Encore une fois je me retrouve dans de beaux bras,
Encore une fois je côtoie l’amour d’aimer et la passion de chérir.
Dans un sentiment en lin je soigne pour embellir, j’enlace sans détruire. 

Car les cœurs brisés savent toujours aimer
Et savent encore soigner tous les bleus accrochés à eux par la lourdeur de leur passé. 

J’ai souvent aimé des livres et leur suspens,
Des couchers de soleil d’une étendue mince
Mais rarement des baisers d’un courtois prince. 

Tu m’as découverte en miette,
M’a adopté et accueillie sans peur. 
Tu as saupoudré ma détresse de paillette,
A l’heure où j’écrivais des poèmes à ma douleur,
Dans l’espérance qu’elle tombe amoureuse de ma peine,
Pensant qu’à ce moment-là, elle finira par baisser également les bras, puis m’abandonnera. 

J’écris des rimes amoureuses du temps et de ton visage, 
Je repeins des strophes chercheuses de tes mains qui ont su brûlé mes anciennes pages. 
Pages d’un amour mélancolique, aux mots qui se brûlent et se piquent, 
Pour finir dans l’hameçon d’un néant statique. 

J’ai colorié quelques vers en couleurs,
Heureux de ne goûter encore la monotonie de mes pleurs. 
Entends-tu derrière nous les échos de l’abandon
Qui crient de ne plus meurtrir mon cœur à foison ? 

Je t’agrippe de peur de te voir fuir,
Espérant que les chaînes de l’amour se retrouvent dans mes sourires. 
Car il y a une infinité de sourires, et j’en apprends tout les jours,
Pour ton unique plaisir. 

Oh mon cœur, sais-tu à quel point je saigne de ne pouvoir pleinement te noyer dans mes veines,
Te bénir de mes peines pour totalement devenir tienne ?

Je rêve sans dormir par frayeur de manquer une seconde du manque de ta présence,
Un instant du temps de ton silence. 

Et alors que j’avais armé mon bouclier,
Prête à supporter le coup d’un amour nouveau,
Je me retrouve désarmée de ne savoir quel combat mener,
Dans quelle direction dois-je éviter d’autres maux. 

Au temps où les promesses se transformaient en pardon,
J’ai tout simplement préféré tourner les talons. 
Quelques paroles de chanson sur ma route,
Se sont imprégnées de mes plaies telles des croutes. 

Désormais, je te vois repeindre mon cœur avec les baisers de tes yeux, l’amour de tes bras et les caresses de tes regards. 
Il est fatigué de ne côtoyer que du noir. 

Car même s’il ne reste plus grand chose de ce que l’on a bien pu faire de moi,
Dans le miroir de tes yeux je me vois si complète et si belle que j’en oublie le risque des conquêtes. 

J’irai en guerre contre moi pour toi,
Je dévasterai des rivières au compte-goutte
Et des montagnes parsemées de doute.
J’apprendrai de nouveau à voler,
Me répétant que le papillon ne serait ce qu’il est s’il ne s’était pas isolé. 

Je traverserai des torrents de solitude
Et survivrai à des séismes de lassitude,
Ne serais-je pas parfaite uniquement si tu me le demandais ?

Car si l’amour c’est la guerre, je te haïrai si profondément que tu en mourrais, 
Chaque soir, sourire aux lèvres, épuisé de cette tornade de haine découlant gaiement de mon cœur-porcelaine. 

Et si je ne suis pas l’amour de ta vie,

J’aurai quand même réussi le combat de redonner de la vie à ton amour. 
Une fois venue à toi, caressée par tes mains douces et creuses,
Je glisserai loin de tes yeux de peur, tout de même,
D’encore une fois tomber amoureuse. 

La danse de mes cheveux dans tes bras écrasera les soupirs des mots qu’on ne prononcent pas,
Et mon odeur enivrera ton silence pour que seulement de moi, ton esprit pense. 

J’écrirai des poèmes sur ta peau,
A croire que je ne sais faire que ça de beau,
De là tu ressentiras la douceur en soie de ses nouveaux mots
Qui t’appartiennent de droit car ils sont nés grâce à toi. 

J’ai stagné tellement longtemps dans le polissage de ta délicatesse
Que je réalise que jamais la beauté réside dans les choses qui se pressent. 

Aime moi d’abord puis pardonne moi encore,
De t’embarquer dans ce navire de sensations déferlantes,
De pulsions tranchantes,
Naviguant sur des eaux hostiles et chaleureuses,
Fébriles et silencieuses.
Là où l’amour et la haine partagent le même repas,
Mais là où le « toujours » et l’« à peine » ne se connaissent même pas. 

Ce voyage est assez inaccessible, je l’admets,
Mais je t’offre néanmoins le ticket vers un voyage splendide, si tu me le permets. 
Ce navire chavirera, et sans doute il nous noiera
Mais nous ne mourrons pas, car la destination ne tue pas. 

Sentant ta peur, d’un court regard séducteur, j’ose te demander en sueur,
Est-ce que tu accepterais de parcourir avec moi la profondeur des abysses de mon cœur ?

Car avec toi, 
Encore une fois, 
Et toujours plus fort, 

J’accepte de frôler l’amort. 

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Cet article a 7 commentaires

  1. Edwige

    C’est très intéressant et j’aime beaucoup. ♥️

  2. Edwige Sossou

    C’est très intéressant et j’aime beaucoup. ♥️

  3. Jayson Beni

    Entre immersion et émersion sentimentale mots est rimes finement s’étale. Jaysonkbk

  4. Jayson Beni

    Entre immersion et émersion sentimentale ; mots et rimes finement s’étalent.*

  5. Thalia

    Très belle balade amoureuse

  6. Djato Nimomi David

    Belle prose

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