Dans mon jardin secret

Dans mon jardin secret

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Dans mon jardin secret il fait beau, orné de draps et de roses.
Chez moi il fait chaud, avec quelques odeurs de toi et de proses.
Je n’ai qu’à fermer les yeux pour me retrouver dans tes bras, 
Et même si je ne crois pas en l’amour, je crois néanmoins en toi.

J’admire et contemple ce qui me laisse sans voix,
J’écoute et ressens ce que tu ranimes en moi.
Et quand nous ne sommes que deux, le monde semble tout à la fois infini mais d’une étroitesse exaspérante,
Un peu comme un silence qui s’ajoute au bruit lorsque j’agonise d’un plaisir immense.

J’ai apprit que parler d’amour c’est faire l’amour, 
Alors parlons jusqu’au jour, parlons toujours. 
Car même si tu n’existais pas, je pense que je t’aurais créé. 
On t’aurait retrouvé dans quelques vers, 
Des larmes trempées et dans la romance des sanglots dessinés. 

J’écrirai au gré de notre futur et de mes blessures, 
Pour pouvoir te retrouver dans quelques points de sutures.
Car je suis la cigarette que tu utilises lorsque tu as froid, 
Une fois la nuit tombée, pour te relaxer et extirper, en même temps que la fumée, 
Toute la peine qui massacre les fibres de ton coeur. 
J’ai beau m’éteindre lentement mais que ne ferais-je pas pour toi mon âme-soeur ? 

Je décide de ma vie et j’ai envie qu’il en soit ainsi.  
Alors j’accepte de mourir sur tes lèvres pour, de la tienne, avoir le droit d’en faire partie.

Je ne sais plus si je préfère mourir ou vivre, 
Attendre demain pour te le dire ou retourner à hier pour écrire, 
Que sans toi je me serais posé cette même question en boucle et sans cesse, 
Que j’aurai promené mon cœur en laisse, affronter quelques faiblesses,
Pour essayer de te revoir à l’heure où le temps se presse. 

Je suis pour toi ce que j’ai besoin qu’on soit pour moi,  
Et peu importe les souffrances,
Je ne saurai supporter le mal de ton absence. 
Plus rien ne me satisfais plus que la vue de toi, 
Oh mon amour, aucun bonheur n’est plus apaisant que celui-là.

Mais si tu t’en vas, par ci et quelque part par là, 
Je soufflerai dans le vent, quelques fumées d’amour qui t’assèneront comme des vautours. 

Le langage de mon coeur ne se veut pas tendre, 
Mais d’une brutalité qui caressera ton coeur et ses fentes. 
Car de l’amour que je connais, la cruauté rime avec la beauté, 
Pour martyriser d’émotions poétiques les pauvres concernés. 

Mais reviens moi vite,
Car la nuit je vois des cauchemars sur les draps,
Prenant la forme et la sonorité d’orages,
Au même endroit où je caressais ton beau visage. 

Légèrement habillée je peux encore sentir tes frêles baisers, 
Déchirés pas l’envie et secoués par la nuit. 
Je pose quelques doigts sur mon cou, 
Manquant d’agilité mais tout aussi doux.
Ils remplacent maladroitement les tiens qui étaient au centre de tout…

Les commandes de mes veines, aux rennes de mes peines, 
Les manettes de mes désirs, le guide d’inaudibles soupirs,
Le frôlement saccagé sur ma peau, à l’aube de la césure des mots, 
J’en suis essoufflée de l’écrire, sens-tu à quel point c’est beau ?

Une lueur de transpiration glisse sur mon menton,
Ou serait-ce le ciel qui pleure de ne pas voir, ce soir, nos coeurs fondre à l’unisson ? 

Le temps s’est enfin arrêté de crier, alors peut-être que tu reviendras, 
Glisser comme à ton habitude dans mes draps. 
Choisis et dressés, parfumés à l’excès pour toi, 
Dans mon paisible jardin orné de toi et de proses.

Quelle heure est-il ? Je ne sais pas. 
Quand je m’endors tout est sur pause.

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Cet article a 10 commentaires

  1. Gni-Apalh

    J’aime bien. Félicitations

  2. Sandra Ingrid

    Fracassant et doux à la fois… très profond!❤

  3. Samson

    Cette fois ci tu as été différente. Ce poème est la peinture blanche sur le tableau noir (tes poèmes précedents) que tu as mis en place. Sans regret, sans amertume, sans mélancolie.

    C’est la première fois que tu m’as donné envie d’aimer. De me briser dans les mains de quelqu’un sans penser au risque. En passant j’ai adoré la métaphore de la cigarette

  4. Gloria

    C’est très mignon

  5. Marie Ruth

    Cool j’ai aimer félicitation

  6. Carine

    C’est vraiment beau tout ça♥️
    J’ai passé mon temps à le lire et à le relire,
    Félicitations

  7. Grace

    Tu m’as donné envie de plus aimer la. Là franchement,Well done like usually…En passant j’ai aimé la métaphore de la cigarette. Très mignon

  8. Claudya

    J’ai appris que parler d’amour c’est faire l’amour. Et oui effectivement , juste fabuleux. Dans ce poème l’envie d’aimer est plus forte que jamais. Félicitations

    1. Djato Nimomi David

      Beau poème… rempli d’amour et d’émotions

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