Les Fleurs du Mal

Les Fleurs du Mal

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Si j’ai trouvé le courage aujourd’hui de poster un de mes écrits les plus personnels c’est parce que j’ai avancé. Je ne suis plus là où j’étais quand j’écrivais ces lignes. J’ai appris à guérir d’une peine qui m’a rongé pendant plusieurs années. 
En écrivant ce message d’annonce je me rends compte d’où je viens et je découvre où je vais. 
Malgré quelques larmes qui brouillent ma vision, je suis contente car le chemin a été long. 
Cet article parlera sûrement plus aux personnes qui ont perdu un proche, et qui se sont perdues elles-mêmes au même moment.  

Les Fleurs du mal est un recueil de poèmes de Charles Baudelaire. Ce recueil réuni la quasi-totalité de ses poèmes de 1840 jusqu’à sa mort en 1867.


Les fleurs du mal ne poussent pas q’dans les poèmes de Baudelaire,
Et ma mélancolie ne s’arrête pas qu’au verset d’un spleen. 

Je marche les yeux fermés pour échapper à tout ce qui me déplaît en espérant que mon chemin se dessine. 
Je m’assois et lis, assommée par ces messages meurtriers qui ont bien failli récupérer le peu de lui qu’il me restait. 
Je fouille dans mes pensées désordonnées et aperçois une haine enfouie, un mépris rangé et une tristesse abandonné. 
Quelques visages familiers s’approprient le vide et règnent dans mon royaume le plus blessé. 
Tous ces souvenirs griffés et jetés dansent dans la plus entraînante de mes peines,
Et de manière douce me font brusquement sentir à quel point ils me gênent. 

Je me lève et pense, bercée par des pleurs immenses,
Sans vraiment savoir pourquoi même avec ta musique plus rien n’a de sens.
Tous ces paysages incolores et ses parfums inodores ne sont que miroir de l’interne de mon corps. 
Celui-ci vidé et volé de tous mes sentiments précieusement alignés dans une étroite boîte de Pandore. 

J’écris sans thème quand je saigne,
Et je pense aux étoiles quand, de mes pensées, les nuages s’imprègnent. 
J’aligne mes larmes sur un papier qui finira sûrement déchiré,
Et peut-être que je fais, au fond, ce qu’on m’a toujours fait.

J’me la joue un peu solo mais parfois ça m’convient,
Vaut mieux s’autodétruire que de l’être par quelqu’un.
Vaut mieux s’auto blesser que de tendre son cœur au prochain. 

Je promène en bandoulière tous les sentiments qui m’ont foutue en l’air,
Tout ce qui m’était cher et qu’aujourd’hui je regarde par l’arrière.
Tous ces sentiments qui m’ont fait douter de ma place sur terre,
Et en la puissance de mes prières. 

Je met des virgules pour me rappeler,
Et des points pour respirer. 

Mon histoire est noire mais dans ces peines j’ai aperçu la plus belle des lumières,
Celle qui n’apparait qu’en présence des êtres les plus chers. 
Rien n’est éternel sauf le souvenir qui en reste,
Plus rien n’est essentiel sauf la tendresse de leurs gestes. 

Et quand je me couche et écoute,
C’est toujours la même symphonie répétée en boucle par les démons orchestré par lui. 
Et si je tend un peu plus l’oreille je l’entend qui me supplie de lui prêter mes écrits,
Et quelques étoiles afin de revivre de ce qui en jaillit et d’y planter les fleurs de son mal. 

Je dors et lutte, victime d’une épuisante chute. 
Et dans cette chute je te cherche à tout vent, car tellement je t’aime je ne sais plus lequel de nous deux est absent. 
J’ai aimé les étoiles trop profondément pour avoir peur de la nuit,
Mais la chose la plus sûre qui me vienne à l’esprit est que je hais la vie. 
Je la haïrais aussi longtemps que l’amour hait mon cœur,
Et je mépriserai le commun des hommes aussi durement que j’en ai peur. 

J’fais le vide parfois, j’pense pas et j’m’asseois. J’pleure plus et je bois. 
Et j’aimerais qu’on réfléchisse à tous les mauvais aspects qu’on a tendance à oublié,
Toute la peine qu’une seule mort nous a causé.

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Cet article a 3 commentaires

  1. Lisa

    Super bien écrit bravo

  2. Gloria

    Waw! C’est magnifique

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